Guide pour choisir un cigare12 min de lecture

Alors comme ça, tu t’es mis au cigare.

Mais voilà le problème : tu ne sais pas quoi fumer. Au début, il est assez difficile de se repérer dans le paysage cigaristique (bim, deuxième paragraphe, néologisme !), et surtout de savoir comment choisir son prochain cigare.

Dans ce guide, je vais te livrer des infos que j’aurais aimé avoir quand j’ai commencé à me mettre au cigare aussi.

Des infos sur les marques, les terroirs, la façon de choisir, les différents types de cigares, etc.

Je vais tout te dire pour que tu sois capable de faire un choix éclairé pour ton prochain petit plaisir ! 🙂

Reconnaître un bon cigare

Avant toute chose, je veux t’apprendre à reconnaître si ton caviste te donne un bon cigare. Et je ne parle même pas du goût : simplement de savoir si cette vitole en particulier est de qualité.

Pour savoir si un cigare est bon, il faut faire 2 choses :

  1. Vérifier son aspect
  2. Le tâter

Vérifier l’aspect d’un cigare

Les cigares doivent être conservés à une humidité relative d’environ 70%, et une mauvaise conservation peut affecter l’apparence du cigare. S’il est trop sec, il pourrait par exemple se craqueler, etc.

Avant d’acheter un cigare, il faut donc que tu regardes s’il ne présente pas de déchirure, notamment au pied (le bout ouvert du cigare) ou à la tête (le bout fermé). Il faut aussi vérifier que la cape (la feuille supérieure du cigare) ne se décolle pas, ou qu’elle n’est pas fendue.

Tâter un cigare

En tâtant le cigare, tu vas pouvoir savoir si la vitole est trop sèche, ou trop humide.

Un cigare bien conservé donnera une petite résistance, mais sans plus. S’il est trop humide, il se comportera comme une éponge. S’il est trop sec, il te sera impossible d’appuyer dessus.

Il n’y a pas de problème majeur avec les cigares (un peu) trop secs ou trop humides, mais ils ne sont pas bons à consommer de suite !

Bon, maintenant que tu sais reconnaître un cigare individuellement, passons au guide pour choisir son prochain cigare.

Quand on n’y connaît rien, il peut être difficile de savoir quoi fumer : il y a beaucoup de marques, beaucoup de formes, beaucoup de couleurs, etc.

Je vais donc te donner toutes les infos pour que tu t’y retrouves, et on commence avec le module.

Choisir le bon module de cigare

Le module est le format du cigare : son diamètre (épaisseur), sa longueur et sa forme.

Tous les cigares qui ne sont pas « droits » (parejos) sont appelés des figurados.

La longueur du cigare est le plus souvent donnée en pouces ou en centimètres/millimètres. Rappelle-toi qu’un pouce (inch, en anglais) mesure 2,54 centimètres. Un module de 5″ mesurera donc 12,7 cm.

Voici une image de CigarAficionado qui recense les principaux modules, pour te faire une idée :

Le diamètre du cigare, ou cepo (ring gauge en anglais), se mesure en 64èmes de pouce. Un cigare avec un cepo de 50 fait donc 50/64 pouce, soit 2,11 cm de diamètre.

Les relations entre module et goût

Lorsqu’on débute, on pense souvent à tort que les cigares plus gros sont plus forts.

C’est en fait plutôt le contraire. Les cigares les plus gros sont roulés « moins serrés », et la fumée passe plus facilement au travers du tabac. Au contraire, les petits cigares ont tendance à être roulés serrés, et sont donc … plus forts.

Attention : ce n’est qu’une indication générale, et il existe beaucoup (mais alors, beaucoup) de contre-exemples.

Comment choisir son module ?

Si tu débutes et que tu as fumé moins d’une dizaine de cigares, je te conseillerais de rester sur des « petits » modules : le corona ou le petit robusto me paraissent idéaux. Un robusto, quand on débute, c’est tout de même au moins une heure de fumage, donc il faut être accroché.

Voici les temps approximatifs de fumage pour quelques modules répandus.

Module Durée
Petit Corona 30 – 45 mins
Corona 45 mins
Petit Robusto 45 min – 1h
Robusto 1h-1h30
Toro 1h30

Encore une fois, ces temps ne sont qu’indicatifs, et dépendent de beaucoup de choses, mais ils peuvent aussi servir à orienter ton choix.

Si tu commences à bien connaître les cigares, il faut varier les modules pour trouver le format qui te plaît le mieux.

Moi, par exemple, j’apprécie beaucoup les cigares plus épais : je les trouve plus agréables à fumer. Je fume souvent des robustos, et j’apprécie les robustos un peu épais (avec un cepo de 60, par exemple).

Au contraire, certains préfèrent des cigares moins épais – chacun son choix, et il y en a pour tous les goûts !

Une chose toutefois : plus le cigare est fin, plus il se consume vite (en règle générale).

La couleur du cigare

Je préfère parler de suite de la couleur des cigares.

Comme tu peux le voir sur l’image ci-dessus, il existe des noms particuliers pour les couleurs des cigares, qui vont de double claro (jaune, parfois vert) à oscuro (couleur chocolat noir).

Alors pour que tu sois fixé tout de suite : la plupart du temps, il n’y a pas de relation entre la couleur du cigare et sa puissance (taux de nicotine).

La feuille de cape est choisie pour ses propriétés esthétiques et gustatives, mais pas du tout pour indiquer la puissance relative du cigare. N’aie donc pas peur de fumer un cigare maduro s’il te fait envie.

Si tu fais attention, tu verras que même sur la même série, il y a des variations de couleur. Le cigare est un produit naturel et artisanal 😉

Choisir un cigare pour son palais

Maintenant que tu sais tout des modules, et que tu es à même de faire la relation entre module et temps de fumage, abordons la questions du goût.

Remarque

Il est aussi étrange de dire « je n’aime pas le cigare » que de dire « je n’aime pas la bière » ou « je n’aime pas le vin ».

Je ne dis pas que c’est impossible de ne pas aimer le cigare, la bière ou le vin, loin de là, mais que c’est très (trop ?) réducteur.

Il y a beaucoup de types de cigares différents, certains meilleurs que d’autres assurément, mais surtout certains plus à TON goût que d’autres.

La quête devient alors simple : il faut trouver quel est ton goût !

Il y a plusieurs composantes dans le goût du cigare :

  • La puissance (quantité de nicotine)
  • Le goût du tabac (tous les tabacs n’ont pas le même goût)
  • Les arômes (les notes qui s’ajoutent au goût du tabac).

Il faut bien comprendre que ces 3 composantes sont connectées, mais bien distinctes.

Certains cigares sont légers (peu de nicotine) mais très complexes (beaucoup d’arômes). Un bon exemple est le Robusto de Flor de Selva, un puro du Honduras.

D’autres cigares sont forts voire très forts mais peu complexes (il y a donc moins à rechercher et déguster).

Pour chaque cigare, et pour ton propre palais, il y a donc un curseur entre puissance, tabac et arômes. Il faut donc que tu essaies jusqu’à trouver ce que tu aimes !

Moi, par exemple, je préfère les cigares corsés, et je déteste les arômes végétaux. Par contre, les cigares aux notes sucrées ou torréfiées me ravissent. Pour toi, c’est peut-être tout à fait le contraire !

Comment choisir la puissance de son cigare ?

Commençons-donc par le plus évident : la puissance du cigare (quantité de nicotine).

J’insiste encore une fois : il faut trouver ce que tu aimes, alors on va passer par ce que tu connais (probablement) déjà : l’alcool.

Le test est très très très simple, et tu vas pouvoir trouver la puissance qui te convient en quelques secondes. Il suffit de te poser cette question :

Quel alcool préfères-tu ? Bière, vin, ou whisky ?

  1. Tu préfères la bière -> Cigare doux ou moyennement fort
  2. Tu préfères le vin -> Cigare moyennement fort
  3. Tu préfères le whisky et les spiritueux (cognac, rhum) -> Cigare fort

Il ne s’agit pas forcément de ton alcool préféré, mais plutôt de savoir où tu t’arrêtes : la plupart du temps, si une personne n’aime pas les alcools forts, elle n’appréciera pas les cigares forts.

Bien sûr, il y a un curseur entre l’Heineken et l’IPA, et entre le Côteaux du Layon et le gros Chinon qui tâche, mais c’est pour se faire une idée, tu t’souviens ?

L’idée selon laquelle il ne faudrait pas proposer de cigares forts aux débutants me paraît aberrante ! Il vaut mieux se concentrer sur ce que les gens aiment déjà que de savoir s’ils ont déjà fumé, à mon avis.

Alors là tu te dis :

« Dis donc Vince t’es sympa, mais comment je fais pour savoir s’il est doux ou fort mon cigare vu que tu m’as dit que je pouvais pas me fier à la couleur ? C’est un vrai casse-tête ton histoire ! ».

Eh ben, ouais, j’ai jamais dit que c’était simple, mais je suis là pour t’aider, et je ne suis pas le seul. Derrière le comptoir où tu achètes tes cigares, il y a un type : le caviste. Et ce gars-là, généralement, il est vachement fortiche en cigares.

N’hésite pas à demander conseil à ton caviste en lui disant ce que tu préfères comme arômes (niveau nourriture & alcool) et ce que tu as déjà fumé et aimé. Comme ça, il sera à même de te présenter de nouvelles choses !

Et il y a aussi une question de terroirs et de marques, et c’est ce dont on va parler maintenant (mode transition level Jean-Pierre Pernault).

Les terroirs du cigare

Tu le sais bien, les cigares ça vient pas trop de chez nous, c’est plutôt fait en Amérique Latine.

Au départ, c’était Cuba les plus fortiches, mais avec l’embargo de 1962 ils en ont pris plein le fi** ont subi un sacré coup dur.

La plupart des marques ont donc décidé de produire leur tabac et leurs cigares ailleurs, principalement à 3 endroits :

  • Nicaragua
  • Honduras
  • République Dominicaine.

Et t’es un petit veinard, parce qu’en connaissant le pays d’origine du cigare, tu peux avoir quelques indications sur la puissance du cigare. Pour Cuba, je vais carrément faire une section à part, parce que c’est un petit peu plus compliqué.

République Dominicaine

La république dominicaine, c’est là !

La République Dominicaine est le 2° producteur mondial de cigares après Cuba : 170 millions de cigares par an !

Les tabacs dominicains sont souvent assez légers, donc si tu vois du tabac dominicain (notamment les feuilles de tripe), c’est que le cigare ne sera pas trop fort.

Nicaragua

Le Nicaragua est un de mes terroirs préférés, mais certainement parce que c’est ce que j’ai le plus fumé avec les cubains. Il s’agit d’un terroir très riche qui produit de très bonnes vitoles.

Les cigares du Nicaragua sont plutôt du côté fort, et les tabacs sont souvent assez poivrés. On trouve beaucoup de puros du Nicaragua.

Si tu vois du Nicaragua, attends-toi à un cigare moyen à fort.

Honduras

Enfin, parlons un peu du Honduras.

Le tabac du Honduras est un peu comme celui du Nicaragua : assez corsé et épicé.

De mon expérience, je dirais quand même que c’est un tabac moins fort que celui du Nicaragua. Le terroir produit de très bon cigares, notamment la marque Flor de Selva, à conseiller !

Et voilà le Honduras et le Nicaragua 🙂

Autres terroirs

Attention, ce n’est pas fini là !

Il existe beaucoup d’autres terroirs, mais j’ai surtout voulu insister sur ce qu’on trouve dans nos civettes.

Voici un petit tableau récapitulatif du goût des cigares par terroir, avec quelques marques à conseiller ! Je n’y inclus pas Cuba : c’est la section qui suit !

Terroir Puissance Usage Marques à découvrir
Rép. Dominicaine Doux – Moyen Toutes feuilles Gurkha – A. Fuente
Nicaragua Moyen – Fort Toutes feuilles Cumpay – CAO
Honduras Moyen – Fort Toutes feuilles Flor de Selva
Équateur Cape
Mexique Sous-cape – Tripe
Cameroun Fort Tripe
États-Unis Doux – Moyen Toutes feuilles  –

Bien choisir un cigare cubain

Bon, alors là, on rentre dans le vif du sujet.

Les cigares cubains sont considérés par beaucoup comme le nec plus ultra du cigare. Ça ne veut pas dire qu’il sont intrinsèquement meilleurs que les autres, mais simplement que c’est le terroir le plus riche.

Il y a de tout, du bon et du moins bon, du fort et du moins fort. Je te propose de démêler ça ensemble, du haut de mes modestes connaissances !

Note aux experts : je ne prétends pas tout savoir sur le cubain, très loin de là. Il se peut que je sois un peu imprécis ou inexact – je ne cherche pas à faire un guide parfait du cigare cubain, juste à guider les voyageurs égarés.

Je serais très heureux d’entendre vos opinions en commentaires !

Cuba est un terroir d’exception, mais c’est aussi une opportunité pour les fabricants : tu t’en doutes, certaines marques n’hésitent pas à profiter du prestige du terroir pour vendre des cigares de qualité discutable. Il ne faut donc pas non plus y aller les yeux fermés juste parce que c’est marqué Cuba dessus !

Le Havanoscope

La couverture du Havanoscope 2018

Tous les ans, le magazine L’Amateur de cigare publie son Havanoscope, un classement des marques et des vitoles cubaines.

Les résultats sont obtenus après dégustation par un panel d’experts, et font un peu référence dans le milieu. J’en tire certaines de mes infos.

Le magazine est toujours tiré en quantités limitées (il coûte entre 15 et 20€ en version papier), mais il est consultable en ligne si tu prends un abonnement.

Ils commencent à 29€ par an pour l’accès au magazine numérique + le Havanoscope et le Cigaroscope (même chose, mais pour les cigares non cubains) + la base de reviews accessible en continu. Ça vaut le coup !

La puissances des cigares cubains

Les cigares cubains se trouvent facilement en France, même s’il n’est pas toujours facile d’accéder à toutes les marques.

Le Havansocope propose un tableau récapitulatif des marques en fonction de leur puissance, que je me permets de recopier ici :

Doux Moyen à doux Moyen Moyen à fort Fort
Hoyo de Monterrey H. Upmann Cohiba (Linea 1492) Cohiba (Maduro 5) Cohiba (Behike)
Fonseca Quintero Romeo y Julieta Cohiba Partagas
Quai d’Orsay San Cristobal de la Habana Trinidad Montecristo Bolivar
Rafael Gonzalez El Rey del Mundo Punch Vegas Robaina Vegueros
Sancho Panza Cuaba Saint Luis Rey
La Gloria Cubana José L. Piedra
Flor de Cano Juan Lopez
Diplomaticos

Il ne faut pas non plus être sectaire au point de ne pas vouloir tester une marque parce qu’elle n’est pas dans la catégorie qui te plaît le mieux, mais ça donne une idée de ce qui se passe et ça permet d’éclaircir le paysage.

Je précise aussi que toutes ces marques proposent beaucoup de cigares, plus ou moins forts : un Partagas n’est donc pas à tous les coups moins fort qu’un Montecristo – ce n’est que pour se faire une idée !

Cubain : qualité ou pas ?

Là, tu te dis :

« Ok, j’y vois un peu plus clair, mais ça me dit pas si c’est de la merde le meilleur rapport qualité-prix ou pas, ton tableau ! »

Eh oui, c’est la raison pour laquelle l’importateur de cigares cubains, Habanos S.A., a aussi classé les marques en fonction de leur qualité (j’ai encore chourré ça au Havanoscope, ouais).

Voilà le tableau en question :

Bas Moyen bas Moyen Moyen haut Haut
Flor de Cano Diplomaticos Juan Lopez Romeo y Julieta Cohiba
José L. Piedra Saint Luis Rey Ramon Allones Partagas Trinidad
Por Larrañaga La Gloria Cubana Hoyo de Monterrey Montecristo
Rafael Gonzalez Sancho Panza Punch Vegas Robaina
Vegueros El Rey del Mundo San Cristobal Cuaba
Quintero Bolivar
Fonseca H. Upmann
Quai d’Orsay

Attention encore une fois : ça ne veut pas dire que tous les Montecristo sont meilleurs que tous les Partagas ! Il faut prendre tout ça avec un grain de sel, et si les cigares que tu préfères viennent de chez Quai d’Orsay, qu’à cela ne tienne !

On s’en fout tant que tu aimes ça !

Le prix des cigares cubains

Bon, le cigare est assez cher, et c’est vrai que les cigares cubains font partie des plus chers.

En fait, le dernier tableau que je t’ai fait voir est surtout utilisé par l’importateur pour dicter sa logique de prix – si tu y rajoutes les taxes … les cubains peuvent être très chers.

Par exemple, le robusto de chez Cohiba coûte environ 20€ – une somme rondelette quand on trouve d’excellent robustos nicaraguayens à moins de 10€. Et rien ne dit que tu leur préfèreras le Cohiba !

N’achète pas un cigare plus cher juste parce qu’il est plus cher – ce serait se fourrer le doigt dans l’oeil que de penser que prix = qualité au cas par cas.

Une fois que je suis à la civette, je fais quoi ?

Tu avoueras que je t’ai quand même donné pas mal d’armes pour apprendre à choisir tes cigares, mais ça reste quand même un peu abstrait.

En fait, personne ne peut dire à ta place ce que tu aimes, et le plus simple est d’expérimenter.

Plutôt que de réfléchir par marques, je préfère réfléchir par module, puis par terroir : la marque n’est pas forcément synonyme de qualité !

Je te propose donc une liste à suivre lorsque tu te trouves chez ton caviste.

Et je ne le répéterai jamais assez : n’aie pas peur de demander de l’aide. Tu peux m’envoyer un mail, mais le plus simple est quand même de demander à ton caviste. Même si les questions te paraissent stupides, il faut les poser. Tout le monde a débuté un jour et il faut bien commencer quelque part !

Checklist pour choisir son prochain cigare

1 – Choisis une vitole renommée

Il y a des vitoles qui font l’unanimité, ou presque. Des noms que tout amateur se doit de connaître, et d’avoir fumé.

Je te propose 5 cigares connus et très bien notés qu’il faut découvrir si tu ne l’as pas fait. J’ai mis un nicaraguayen (le CAO Pilon) pour la forme mais ce sont surtout des cubains.

Marque Vitole Module Prix (post 03/2018)
Partagas Serie D N°4 (D4) Robusto ~15€
Montecristo Petit Edmundo Petit Robusto ~13€
Montecristo N°4 Corona ~11€
CAO Pílon Robusto ~10€
Cohiba Robustos Robusto ~20€

2 – Change de terroir

Ensuite, tu peux essayer un terroir que tu ne connais pas, ou un mélange inconnu.

Voici la liste des terroirs que tu dois avoir goûtés, sans ordre de priorité :

  • Cuba
  • Nicaragua
  • Honduras
  • République Dominicaine

3 – Change de marque (Marque inconnue d’un terroir que tu connais)

Une fois que tu as testé les terroirs, je te conseille d’explorer les différentes marques d’un terroir que tu connais déjà.

Tu pourras ainsi essayer de repérer des similitudes, ou au contraire des différences entre les marques.

Voici un tableau de quelques marques à tester par terroir :

Cuba Honduras Nicaragua Rép. Dominicaine
Partagas Flor de Selva Cumpay Gurkha
Montecristo Flor de Copan Horacio Arturo Fuentes
Cohiba CAO La Flor Dominicana
Quai d’Orsay

4 – Change de vitole (Vitole inconnue d’une marque que tu connais)

Si tu as déjà testé les cigares « référence » et les terroirs les plus communs, je te conseille de te diriger vers des vitoles que tu ne connais pas au sein de marques que tu connais déjà.

Par exemple, si tu as déjà essayé le Robusto de Flor de Selva, pourquoi ne pas te diriger vers le Double Corona, tout aussi bien noté ?

montecristo-open-master
J’aime beaucoup Montecristo, et j’ai adoré l’Open Eagle, mais j’ai du mal avec l’Open Master 🙂

Pour faire ton choix, tu peux t’aider des reviews que tu trouveras sur le net (ici ou ailleurs), ou bien du Havanoscope et du Cigaroscope, si tu as un abonnement.

5 – Change de module

Une fois que tu as fait tout ça (normalement tu seras déjà bien expérimenté.e), tu peux expérimenter les modules différents, et notamment aller vers les figurados (les cigares qui ne sont pas droits).

Par exemple, pourquoi ne pas tester un perfecto bien dodu, ou un pyramide, voire même un culebras avec 2 ami.e.s ?

Le goût ne va pas changer, mais cela peut altérer l’expérience !

Conclusion

J’ai essayé de te faire un tour d’horizon le plus complet possible des cigares, et de te donner le plus de billes possible pour que tu puisses faire ton choix.

Mais souviens-toi : la moitié du plaisir est dans l’expérimentation, à mon avis !

Le plus drôle est justement d’essayer de nouvelles choses, de fumer des marques inconnues, des cigares atypiques, des éditions limitées, et de chercher les similarités et les différences entre les différentes vitoles, les différents terroirs, etc.

Et n’oublie jamais une chose : le cigare est une expérience très subjective. Au final, ce qui compte vraiment, c’est que tu te fasses plaisir à fumer quelque chose que tu aimes : si les autres sont pas d’accord … un gros OSEF !