Paradiso Classico Robusto : un Nicaragua classique3 min de lecture

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Paradiso Classico

9,90€
Paradiso Classico
6.3

Tirage

7.0 /10

Construction

7.0 /10

Arômes

5.0 /10

Expérience globale

6.0 /10

Avantages

  • Bien construit
  • Typique du Nicaragua ...

Inconvénients

  • Mais ne fait pas grand chose d'autre
  • Manque de complexité
  • La bague un peu kitsch (AMA) 😉
Récapitulatif

Le Paradiso Classico porte bien son nom. C’est un puro du Nicaragua … tout à fait classique.

Il n’est pas désagréable, mais il fait le minimum syndical. Le prix restant relativement bas, le rapport qualité/prix est correct, mais je ne sais pas si je le conseillerais à quelqu’un.

Il faut le prendre pour ce qu’il est : un cigare sans prétention, même s’il y a mieux à fumer dans cette gamme de prix à mon avis.

Bon, après le Partagas Presidentes de l’autre fois et Le Parrain 2 en fond, j’allais quand même pas rester sur un échec.

Donc ni une ni deux, je saisis mon courage à deux mains (ouais, mon courage est si grand que j’ai besoin de mes deux mains, si si !), et je regarde ce que contient ma cave pour fumer tranquillement.

Et je tombe sur ce cigare, que je ne me souvenais même pas avoir acheté : le Paradiso Classico, un robusto 100% Nicaragua.

Il m’a sûrement été proposé par le caviste après un tiède « qu’est-ce que vous avez reçu récemment ? », et maintenant que je m’en souviens, il me l’a donné d’une manière plutôt quelconque …

Allez, on se jette dans le bain à voir ce que ça donne !

Paradiso Classico (Robusto)

Module Robusto
Longueur 127 mm
Diamètre 50
Cape Nicaragua
Sous-cape Nicaragua
Tripe Nicaragua
Couleur Maduro

Bon … enfonçons les portes ouvertes.

Il s’appelle « Classico » … et il a vraiment pas volé son nom.

Il s’agit d’un robusto tout ce qu’il y a de plus classique, 5×50, habillé d’une belle cape maduro grasse et pas trop nervurée. Le cigare est bien compact, et la cape a une odeur de menthol assez divertissante.

La gamma Paradiso comporte 3 vitoles (Robusto, Petit Corona, Gros Robusto), et il existe aussi une gamme Paradiso Revelation qui comporte un robusto et un gros robusto au cepo de 64 !

C’est exactement la même marque que les San Cristobal qu’on trouve aux États-Unis, pour ceux que ça intéresse.

La bague est un peu kitsch à mon goût … mais bon la bague ne fait pas le cigare ! 😉

Je saisis fermement mon emporte-pièce, fais ma petite incision dans le pied. À cru, ce n’est pas très complexe, du boisé et un arrière-fond mentholé, avec un peu d’épices.

Le tirage est bon, aucun soucis.

Premier tiers : vous avez dit Nicaragua ?

J’allume au briquet torche et les premières bouffées sont appréciables et assez rondes, puissance moyenne.

La fumée prend une allure piquante un peu vite, et c’est sans étonnement le poivre (vert) qui domine, sur un fond terreux. Quelques pointes de ce qui ressemble à de la réglisse s’invitent quelquefois, et des notes empyreumatiques viennent relever le tout.

La cendre est blanche et compacte, la combustion est bonne, le cigare brûle droit, la fumée sent assez bon, pas de soucis.

En fin de tiers, je perçois quelques pointes acides ainsi que le retour de la réglisse. Le premier tiers manque un peu de complexité mais il n’est pas mauvais pour autant.

En fait, c’est déjà assez sensible au premier tiers que c’est un cigare du Nicaragua tout ce qu’il y a de plus classique. Il reprend les arômes et saveurs classiques du terroir sans vraiment faire plus.

C’est un peu le minimum syndical du cigare nicaraguayen.

Deuxième tiers : Nicara-quoi ?

Au deuxième tiers, la puissance se fait un peu plus importante alors que le piquant disparaît.

Le fond est toujours terre/poivre, avec des notes de café qui viennent poindre çà et là.

Le deuxième tiers est linéaire mais je ne peux pas dire que je m’ennuie – même s’il est très classique, je l’apprécie en fait pas mal, certainement parce que la montée en puissance lui a été bénéfique.

En fin de deuxième tiers, quelques notes animales s’invitent de manière fugace et le café se renforce, avec quelques pointes d’amande – sur une ou deux bouffées seulement.

Troisième tiers : marre du Nicaragua ?

Bon, autant au deuxième tiers je ne me suis pas ennuyé, mais il m’aura quand même tardé que le troisième se termine.

La combustion se fait plus difficile, le final est plus linéaire et plus « sombre », même si ça ne t’évoque pas nécessairement grand chose.

Il perd son âcreté avec un bon dégazage, mais le temps que je sorte pour me balader il est éteint, et il en restera là !

Conclusion

Je ne sais pas trop quoi dire sur ce Paradiso Classico.

C’est un cigare.

Il est appréciable, il n’est pas mauvais, mais il n’est pas vraiment bon non plus. Pas trop complexe, un peu linéaire, et voilà.

Je l’ai acheté sans grande conviction, je n’en attendais rien, et je n’ai pas été déçu. La palette aromatique est assez limitée, et je dirais que sa plus grande qualité est peut-être de rassembler ce qui fait le terroir nicaraguayen sans vraiment faire plus.

Ça permet de se rendre compte de ce que les autres font de mieux !

Même si je ne pense pas que j’en re-fumerais, je n’en garde pas un si mauvais souvenir … je dirais que c’était un cigare. Il irait très bien pour discuter avec des potes ou se caler devant un bon film. Par contre il ne faut pas en attendre plus !

Dans le même prix je te conseille plutôt le Robusto de la gamme CAO Pilón, un Horacio V ou un Cumpay Volcan, qui présentent à mon avis un meilleur rapport qualité/prix … mais ce n’est que mon avis !

Des bisous et à bientôt !

<3